LA PANDÉMIE ACCENTUE CERTAINS DÉFIS MAJEURS DE NOTRE TEMPS

 

En cette période de déconfinement et à l’approche des vacances d’été, les Évêques de Belgique ont publiés ce lundi 29 juin une nouvelle lettre pastorale et un message-vidéo sous le titre ‘Une espérance à offrir’. Les responsables de l’Église catholique de notre pays posent un regard rétrospectif sur la pandémie de coronavirus. Ils soulèvent également des questions importantes qui se posent à chacun de nous.

Tout d’abord, les Évêques soulignent combien les derniers mois ont été historiques mais aussi une épreuve à bien des égards : ‘ Bien des personnes, des familles et des communautés ont été durement atteintes, que ce soit par le deuil, la maladie, la perte d’un emploi, l’isolement. Nous pensons d’abord à elles, et tenons à leur exprimer toute notre compassion.’

Plus belle, plus fraternelle et plus sensible

Le confinement a également donné lieu à de nombreux gestes de solidarité. Beaucoup ont partagé leur temps et leurs talents. Voisins ou étrangers sont devenus proches. Les Évêques nous encouragent à poursuivre dans cette voie : ‘Ensemble, continuons à rendre nos communautés plus belles parce que plus fraternelles, plus sensibles aux blessures de chacun et aux soifs de ce monde.’

Le monde de demain sera-t-il différent de celui d’hier ? La pandémie a accentué certains défis majeurs de notre temps, sur les plans social, écologique et économique, soulignent les Évêques. Il n’y a pas de réponses toutes faites, « mais nous pouvons puiser dans notre foi et nos partages communautaires des ressources pour discerner, et pour agir aux côtés des autres individus et groupes de notre société ». 

La solidarité, l’espérance et la joie de l’Évangile

Les Évêques appellent en particulier les communautés chrétiennes à s’engager, d’un même élan, dans le cœur de Dieu et au cœur du monde. ‘ Nous y sommes envoyés par le Christ, par notre baptême. Confronté à cette pandémie, ce monde, capable de grande générosité, est aussi en proie au doute. Offrons-lui notre solidarité, notre espérance et la joie de l’Evangile.’ 

La lettre et la vidéo se terminent par un souhait : ‘Que cet été soit un temps propice pour nous reposer et nous connecter à l’essentiel. Qu’il nous offre aussi l’occasion de rechercher activement le désir que Dieu a pour chacun de nous, pour Son Église et pour notre monde.’

Vidéo pastorale et lettre des Évêques de Belgique 


(c) Photo: pexels

SIPI – Bruxelles, lundi 29 juin 2020, Fête des Saints Pierre et Paul

Le texte complet de la lettre pastorale des Évêques de Belgique en PDF:

2020-06-22 Lettre des évêques de Belgique « Une espérance à offrir »
2020-06-22 Brief der belgischen Bischöfe « Hoffnungsvoll in die Zukunft »

57 ÈME JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

Le weekend prochain, le samedi 2 et le dimanche 3 mai 2020, le pape François nous invite à tout spécialement prier pour les vocations à l’occasion de la 57ème journée mondiale de prière pour les vocations. Il a écrit, pour cette occasion, un message dont les mots principaux sont souffrance – gratitude – courage et louange[1].

Prier pour les vocations ? Et si ça me concernait de tout près ?

Prier pour les vocations ? Ne pourrait-on pas comprendre ce temps donné par l’Eglise tout d’abord comme temps de relecture sur sa propre vocation, quelle qu’elle soit ? En effet, « le mariage chrétien et le célibat pour le Royaume, ces deux vocations, méritent d’être, à part égale, mises en valeur par l’Eglise ». Je suis célibataire[2] ? ou marié ? ou célibataire pour le Royaume ?[3]  N’est-ce pas un instant offert par l’Eglise pour que chacun de nous puisse s’arrêter pour se poser à nouveau ces questions : « Est-ce que je me connais moi-même au-delà des apparences et de mes sensations ? Est-ce que je sais ce qui rend mon cœur heureux ou triste ? Quelles sont mes forces et mes faiblesses ? Suivent immédiatement d’autres questions : comment puis-je servir au mieux et être plus utile au monde et à l’Eglise ? Quelle est ma place sur cette terre ? Qu’est-ce que je pourrais offrir à la société ? Puis d’autres suivent, très réalistes : est-ce que j’ai les capacités nécessaires pour assurer ce service ? Est-ce que je pourrais développer les capacités nécessaires ? »[4]. Ces questions posées par le Pape François aux jeunes peuvent également être utiles à tous pour affiner, ajuster une vocation choisie. Une vocation, c’est chaque matin qu’on la remet sur le métier. N’est-il pas bon que le « oui » du premier jour soit redit chaque jour et, chaque jour, à chaque battement de cœur ?

Prier pour les vocations ? Oui, c’est déjà relire sa propre vocation, son propre chemin. Et puis, n’est-ce pas également être appelant, dans le concret de nos rencontres et peut-être oser témoigner, comme le pape François : « Aujourd’hui, règne une culture du provisoire qui est une illusion. Croire que rien ne peut être définitif est une tromperie et un mensonge. Souvent, il y a ceux qui disent qu’aujourd’hui le mariage est ‘démodé’. (…) Moi, au contraire, je vous demande d’être révolutionnaires, je vous demande d’aller à contre-courant ; oui, en cela, je vous demande de vous révolter contre cette culture du provisoire, qui, au fond, croit que vous n’êtes pas en mesure d’assumer vos responsabilités, elle croit que vous n’êtes pas capable d’aimer vraiment. J’ai confiance en vous et je vous encourage à opter pour le mariage »[5]. Et, toujours à la suite du pape, continuer à oser dire : « Si nous partons de la conviction que l’Esprit continue à susciter des vocations au sacerdoce et à la vie religieuse, nous pouvons « jeter de nouveau les filets » au nom du Seigneur, en toute confiance. Nous pouvons oser, et nous devons le faire : dire à chaque jeune qu’il s’interroge sur la possibilité de suivre ce chemin »[6]. Oui, l’engagement peut me façonner, m’élever, faire éclore en moi tous les talents encore cachés qui ne demandent qu’à être révélés pour les autres. Le pape nous rappelle que « tant de fois, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : « Mais qui suis-je ? Mais tu peux te demander qui tu es et passer toute la vie en cherchant qui tu es. Demande-toi plutôt : « Pour qui suis-je ? ». Tu es pour Dieu, sans aucun doute. Mais il a voulu que tu sois aussi pour les autres, et il a mis en toi beaucoup de qualités, des inclinations, des dons et des charismes qui ne sont pas pour toi, mais pour les autres »[7].

Prier pour les vocations ? C’est encore prendre conscience que le sanctuaire de la conscience de chacun est un temple inviolable. C’est prier pour que de plus en plus de chrétiens puissent trouver des lieux pour être écoutés[8]. « L’accompagnement spirituel est un service d’Eglise aujourd’hui particulièrement questionné par la question des abus, service dans lequel nous devons sans cesse affermir la dignité et la liberté de la personne, terre sacrée, à respecter »[9].

Prier pour les vocations ? Relire sa propre vocation, être appelant mais encore prendre le temps de contempler autour de nous toutes les vies données. Prier pour les vocations, c’est rendre grâce mais aussi peut-être reconnaître les parts d’ombre dans les chemins, regarder en face la souffrance, demander pardon, pardonner, reconnaître la présence du Seigneur, tous les jours, et être dans la gratitude d’une telle présence, entendre le « courage, c’est moi, n’ayez pas peur ! »[10] . Ensemble, notre vie peut alors s’ouvrir à la louange, percevoir l’instant éternel qui se vit et oser repartir… à nouveau ensemble ![11]

Catherine JONGEN,
Responsable et coordinatrice de Church4you,
un service de l’Eglise catholique auprès des jeunes.
Vocation : mariée !
Marie-Jean NOVILLE,
Coordinatrice du Centre National des vocations.
Vocation : Sœur bénédictine !

[1] http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/vocations/documents/papa-francesco_20200308_57-messaggio-giornata-mondiale-vocazioni.html

 

APPROFONDIR SA FOI CHEZ SOI

La Semaine Sainte

Un temps de conversion personnel en confinement – article de Martine Lewis [27 mars 2020]

Téléchargez ici la célébration domestique – Un temps de conversion
Vous pouvez également téléchargez la courte prière pour le carême de l’Année liturgique A  ici

Célébrations domestiques pour la Semaine Sainte – article de Martine Lewis [27 mars 2020]

Télécharger ici les différentes célébrations domestiques mises à dispositions par le Vicariat ‘Annoncer l’Evangile’ :

Jeudi Saint pour les adultes seuls – Jeudi Saint pour adultes et familles
Vendredi Saint pour les adultes seuls – Vendredi Saint pour adultes et familles
Pâques pour les adultes seuls – Pâques pour adultes et familles

De même pour chaque Jour Saint , nous vous proposons un office des Laudes (prière du matin). Il s’agit de la Liturgie des Heures de l’Eglise mais dans une version simplifiée pour la rendre accessible à tous. Télécharger ici les différents offices

Prière des Laudes pour le Jeudi Saint
Prière des Laudes pour le Vendredi Saint
Prière des Laudes pour le Samedi Saint
Prière des Laudes pour le dimanche de Pâques

Vivre le caté à la maison – article de l’abbé Armand Franssen [27 mars 2020]

Télécharger le document: Vivre le caté à la maison – Pâques (6-9 ans)
Télécharger le document: Vivre le caté à la maison – Pâques (10-12 ans)

Ta Parole, une lumière dans ma vie !

Approfondir sa foi chez soi… pourquoi pas ?

C’est possible et facile, grâce aux cours à distance de la formation Permanente des Chrétiens (FPC) !

Depuis 1964, les Sœurs Salésiennes de Don Bosco  organisent des cours par correspondance pour l’approfondissement de la foi.

Des personnes de tous les âges, de toutes les professions et de toutes les positions sociales disent leur satisfaction et leur joie car, grâce à ces cours, des mères de famille, des employés, des instituteurs, des ouvriers et bien d’autres, jeunes ou moins jeunes, pensionnés, se sont mis à l’écoute de Dieu, Bible en mains. Les uns ont remis à jour « les notions d’un vieux catéchisme oublié », d’autres ont redécouvert la foi et fait une véritable expérience de Dieu. Tous sont entrés plus profondément dans la prière et ont cheminé spirituellement. Beaucoup ont été aidés à un moment clé de leur vie, alors qu’ils traversaient une période douloureuse. Ils ont retrouvé la paix et l’abandon confiant entre les mains du Seigneur. Certains ont découvert un appel particulier, comme celui de devenir diacre permanent ou catéchiste.

Ces cours n’exigent aucune formation préalable particulière ; ils sont à la portée de tous.

Organisation concrète des cours

Toutes les semaines ou chaque quinzaine (à partir de février), selon les années de cours, les correspondants reçoivent une leçon comprenant plusieurs feuilles d’enseignement, des documents de lecture et la proposition d’un travail à rédiger, à renvoyer au centre ; ce travail corrigé, revu, apprécié de façon personnalisée par des personnes compétentes, est réexpédié avec une des leçons suivantes. Ces rendez-vous hebdomadaires deviennent rapidement des évènements attendus, car ils sont l’occasion d’échanges et de partages, d’interrogations sans complexes et de découvertes.

Quels thèmes ? 

  1. Notre foi chrétienne
  2. Le Mystère de l’Église, les Sacrements
  3. Notre agir chrétien
  4. L’Evangile de Marc – lecture commentée
  5. Prier avec les Psaumes
  6. La vie liturgique
  7. Vivre avec le Christ – Initiation à la lecture de Paul
  8. L’Œcuménisme
  9. Evangile de Luc – lecture commentée
  10. Actes des Apôtres- lecture commentée
  11. Esprit et Agir salésiens
  12. Evangile de St Matthieu lecture commentée

Rythme des cours : les leçons sont envoyées de février à novembre, avec interruption durant les vacances et congés scolaires. Les cours se composent de 17 à 25 leçons selon les thèmes.

Renseignements :

Formation Permanente des chrétiens – Salésiennes de don Bosco – Rue V. Lowet, 12 – 1083 Bruxelles
Tél. : 02/468.05.46 – fpc.fma@hotmail.com

Prix d’un cours : 52€ pour la Belgique et Luxembourg. 57€ pour la France et autres pays étrangers

Les leçons du confinement

Chère lectrice, cher lecteur,     (Ralph Schmeder, responsable du Service de Presse)

Du jamais vu : entre deux et trois milliards de personnes confinées chez elles, une économie mondiale partiellement à l’arrêt, des médias dont le contenu, depuis des semaines, semble tourner autour du même spectre : le coronavirus et le Covid-19. Le printemps 2020 entrera dans les livres d’histoire comme celui où la terre a cessé de tourner… pour un moment, car nous savons que toute tempête se calme un jour et que c’est au milieu de la nuit que commence le jour nouveau.

Tous les domaines sont touchés par cette crise sanitaire globale, aussi l’Eglise catholique. Comme moi, le 27 mars dernier, vous avez pu voir le pape François seul, sous la pluie, sur la place Saint-Pierre, plongé dans la prière méditative devant la croix du Christ. Des moments saisissants… Ils témoignent de notre impuissance devant les tragédies frappant ces jours-ci d’innombrables familles qui perdent un proche à cause de cette nouvelle maladie incurable. Mais ils ont exprimé aussi cette incroyable compassion et cette confiance en Dieu dont fait preuve notre Souverain Pontife.

Dans nos villes et villages, les églises sont désertes, certaines fréquentées par quelques priants solitaires. Cette fois-ci, nous serons condamnés à vivre la semaine la plus importante de l’année liturgique « en privé ». Mais « bénies soient les moyens de communication modernes », me disait récemment l’abbesse de Brialmont, mère Marie-Pascale, en pensant à toutes les possibilités médiatiques que nous avons pour nourrir notre foi et nous associer aux chrétiens du monde entier.

Dans cette Newsletter et sur notre site http://www.evechedeliege.be, vous trouverez quelques exemples de la présence réconfortante de notre Eglise diocésaine sur le « net » : le message de fin de carême de Mgr Delville, les propositions de célébrations domestiques pour la semaine sainte par le Vicariat Annoncer l’Evangile, les invitations à suivre le triduum pascal en radio, en TV et sur internet, etc.

L’être humain, pour comprendre des événements extraordinaires, a besoin de savoir qui en est responsable. Au sujet du coronavirus, les réseaux sociaux foisonnent de réponses, les unes plus idiotes que les autres, à la question « à qui la faute » ? Aux Chinois qui veulent dominer l’économie mondiale, aux Américains qui ont laissé s’échapper un virus créé par des scientifiques dans un laboratoire, aux extraterrestres qui veulent se débarrasser du genre humain, au diable, à Dieu ? Est-ce la Terre elle-même qui s’oppose par ce moyen à toutes les brutalités dont elle souffre depuis des décennies ?

Nous aussi, catholiques, sommes parfois tentés de coller une étiquette sur ce temps de confinement en le considérant comme une « bonne leçon » pour apprendre à vivre autrement. Attention à la moralisation et à la récupération ! Ce que nous vivons actuellement est d’abord un temps d’épreuve, difficile à comprendre et à interpréter.

En même temps, ne le vivons pas comme une fatalité, une parenthèse qui se fermera bientôt, nous permettant de revenir à ce que nous appelons « la vie normale ». Toute expérience de vie est une occasion de grandir, même la plus éprouvante. Si ce confinement nous apprend une plus grande solidarité, si nous ressentons un manque d’être éloignés de la vie de nos communautés, si ce ralentissement de notre rythme habituel nous permet de retrouver la paix intérieure et une relation plus personnelle avec Dieu, on n’a plus besoin de connaître le pourquoi de cette épidémie…

Je vous souhaite, malgré le confinement, une très bonne préparation à Pâques ! Puissiez-vous aussi vous réjouir avec le Ressuscité !

Ralph Schmeder, responsable du Service de Presse

source :  Diocèse de Liège – Newsletter du mois d’avril 2020

Veilleur, où donc en est la nuit ?

Message de carême, en ce temps de crise sanitaire
Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Chers Frères et Sœurs,
« Veilleur, où en est la nuit ? Veilleur, où donc en est la nuit ? » Telle est la voix que le prophète Isaïe a entendue autrefois, en période de détresse (Is 21,11-17). Elle retentit aussi ànos oreilles. Combien de temps notre crise sanitaire va-t-elle durer ? Nous venons tous les jours aux nouvelles. Comme au temps d’Isaïe : « Le veilleur répond : ‘Le matin vient, et puis encore la nuit… Si vous voulez des nouvelles, interrogez, revenez’. » Alors le prophète invite à la solidarité : « Allez à la rencontre de l’assoiffé, portez-lui de l’eau, accueillez le fugitif avec du pain ».  Et il prophétise la victoire sur l’ennemi : il ouvre la voie à l’espérance.

Nous aussi nous vivons une nuit, malgré le beau soleil du printemps. Le raz-de-marée mondial de l’épidémie de Coronavirus envahit notre quotidien et nos média Que reste-t-il de notre vie et de nos projets ? Que faisons-nous de nos journées, seuls ou en famille ? Comment nous organiser à nouveaux frais, face aux difficultés de déplacement et face au chômage professionnel ? Comment vivre la Semaine Sainte et le temps pascal dans ces circonstances ?                                                                                                                                                                                                                     La peur de l’ennemi invisible                                                                                                                                                                                                                              D’abord,  on est frappé par la peur : la peur pour soi-même et sa santé ; la peur pour les autres et pour nos proches ; puis la peur des autres, qui pourraient nous contaminer ; et la peur pour notre avenir dans cette situation de paralysie sociale. Chacun est frappé d’une façon ou d’une autre : dans son travail, dans sa maison, dans sa santé, dans son moral, dans ses relations. Le virus est arrivé, c’est un ennemi invisible et nous cherchons à nous protéger. Nous sommes plus isolés que d’habitude et devons nous débrouiller pour beaucoup de choses ; nous devons aussi prendre des décisions, nous devons nous organiser, nous devons nous donner des consignes pour changer notre style de vie. On dirait que l’histoire s’est arrêtée et qu’il n’y a plus qu’une seule info sur les médias : le coronavirus. Les projets sont mis en veilleuse et rangés au fond des tiroirs. Les rendez-vous qui scandaient le cours du temps sont supprimés, les réunions sont reportées. Le risque est alors de nous replier sur nous-mêmes et sur nos problèmes, sur notre santé et sur nos proches.

Le besoin de solidarité

Pourtant, si le coronavirus nous a appris une chose, c’est à nous rapprocher affectivement les uns des autres. En étant séparés physiquement, nous découvrons que nous sommes appelés à être proches humainement. Nous découvrons de nouveaux moyens techniques pour nous contacter. Nous sommes dans l’action de grâces et l’admiration pour nos soignants et nos gouvernants. Nous ressentons mieux la nécessité du rapport écologique à la création. Nous nous sentons plus proches de tous ceux qui souffrent dans le monde. Nous découvrons notre
destin commun. Jamais plus, le monde ne sera comme avant.                                        Il devra être plus solidaire.
Une deuxième chose que nous avons découverte, c’est notre fragilité : il suffit d’un petit virus pour que toute la société soit arrêtée et se trouve en grave crise économique et sociale. Tous sont touchés, du plus pauvre au plus puissant. Subitement, les scènes de détresse ne sont plus l’apanage des pays pauvres, mais aussi des pays riches. Cette crise nous pousse à redécouvrir nos vraies valeurs : le sens de la relation sociale, le sens de la sobriété, le sens de la spiritualité et de la foi.

Jésus face à la mort de son ami Lazare

Dans l’évangile de ce 5e dimanche de carême, 29 mars 2020, nous découvrons Jésus qui pleure près de son ami Lazare, décédé inopinément (Jn 11,1-45). Jésus encaisse la souffrance due à la mort de son ami et à la tristesse de ses sœurs. Cela nous fait penser à ceux qui sont décédés récemment, du coronavirus ou d’une autre affection. Nous les portons dans notre cœur, à commencer par l’abbé Lech Walaszczik, curé de Chênée-Angleur-Vennes, décédé d’un infarctus, qui était aimé de tous. C’est après avoir traversé cette épreuve de confrontation à la mort que Jésus rendra la vie à Lazare. La résurrection a nécessité une incubation. Ainsi la souffrance due au coronavirus est-elle pour nous un temps d’incubation spirituelle, un temps de recueillement, qui nous donnera des énergies vitales pour construire le futur. Il nous concentre sur notre propre énergie spirituelle pour que celle-ci nous permette de réagir, de survivre et de nous engager de manière renouvelée. Ainsi nous vivrons notre Pâques comme une vraie mort à nous-mêmes et à notre orgueil, pour recevoir du Christ la vie véritable, qui a une valeur éternelle.

S’engager pour les pauvres

N’oublions pas ceux qui souffrent plus que nous, en particulier ceux d’Haïti, à qui nous consacrons notre carême de partage ! Entraide et Fraternité, l’ONG de solidarité de l’Église catholique, a centré son attention sur la situation en Haïti. Cette île très pauvre, frappée par un terrible tremblement de terre il y a dix ans, n’a pas encore pu être reconstruite ; sa cathédrale à moitié détruite est devenue un symbole de pauvreté, mais aussi de foi ! Des groupements dynamiques relancent l’agriculture dans le respect de la nature et de l’écologie. Ce sont des associations porteuses d’avenir que nous voulons aider durant ce carême de partage. Pour un
euro que vous donnerez, la population locale en recevra cinq via le projet qui a été reconnu par les autorités belges.                                                                                     Donc, ne négligez pas la collecte du carême de partage, le dimanche des Rameaux  faites un don par virement bancaire au compte BE68 0000 0000 3434
d’Entraide et Fraternité, 32 rue du Gouvernement Provisoire, 1000 Bruxelles, avec la mention « 6573 Carême de partage » ou sur le site internet http://www.entraide.be/don.

Consignes de prière

Ce vendredi 27 mars à 18 h, le pape François nous convie à une prière œcuménique en mondovision ! Associez-vous à cette prière par votre TV et vos autre médias.

Dès ce samedi 28 mars, vous trouverez sur le site du vicariat Annoncer l’évangile
(https://annoncerlevangile.be), trois propositions de prière à domicile pour les jeudi saint, vendredi saint et samedi saint, dans une version avec enfants et dans une version pour adultes seuls. Diffusez-les et utilisez-les !

Pendant les jours de la Semaine Sainte, les églises demeurées ouvertes peuvent être décorées d’une façon qui évoque la liturgie du jour, avec des fleurs, des textes et des objets symboliques.

Dimanche des Rameaux et de passion, 5 avril, conformément au document de la Conférence épiscopale envoyé ce lundi 23 mars à 16.46 h. par e-mail, il faut éviter toute célébration publique. Mais les rameaux cueillis par les fidèles et apportés dans leurs maisons seront considérés comme bénis, par association spirituelle aux offices célébrés en privé et diffusés par les médias. Les rameaux bénis par les prêtres dans les célébrations privées ne pourront
être disponibles qu’après le confinement.

La messe chrismale prévue pour le 8 avril est reportée à une date ultérieure.

N’oubliez pas de vous associer aux applaudissements des gens en remerciement au personnel soignant tous les soirs à 20 h. Les cloches des églises peuvent sonner à ce moment, c’est encourageant pour tous.

Les mariages reportés à date ultérieure pourront être programmés mêmes les dimanches et jours de fête, à titre exceptionnel.

Les funérailles doivent se dérouler en plein air, même dans des endroits différents des cimetières, mais avec quinze personnes maximum et en tenant les distances voulues.

Vu ces circonstances et en concertation avec les autres diocèses wallons, je vous prie de ne plus demander d’offrande de casuel à l’occasion de funérailles. Les fidèles sont évidemment libres de faire spontanément un don, qui dans ce cas reviendra à l’ASBL d’Unité Pastorale, ou, à son défaut, à la caisse d’UP, moyennant le défraiement de frais éventuels.

Concernant la transmission des comptes de Conseil de fabrique, ceux-ci peuvent être envoyés au Vicariat du temporel (Service des fabriques d’église) par la poste, soit être déposés à l’accueil du bâtiment « Espace Prémontrés » (40, rue des Prémontrés). Si aucune de ces deux voies n’est possible, pour des raison de santé, de sécurité, ou de confinement, un
fabricien peut envoyer un mail au Vicaire épiscopal (e.debeukelaer@catho.be) expliquant cela. Dans ce cas, l’étude des comptes attendra le moment propice.

La diffusion des offices liturgiques par les moyens de communications divers est valorisée et conseillée (RCF, YouTube, Facebook, KTO, etc.). RCF (sur FM 93.8) diffuse en semaine la célébration de la messe à 19 h. Celle du vendredi est une célébration œcuménique. Celle du vendredi 3 avril sera interreligieuse et sera assurée par le rabbin Joshuah NEJMAN, l’iman Franck HENSCH et moi-même. Le samedi à 17 h. a lieu l’eucharistie dominicale.

Le message d’espérance

« Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion » (Is 52,8).

Le mal n’aura pas le dernier mot, la peur ne triomphera pas, l’amour l’emportera. Comme nous le disons à chaque eucharistie :

Délivre-nous de tout mal, Seigneur,
et donne la paix à notre temps ;
par ta miséricorde, libère-nous du péché,
rassure-nous devant les épreuves
en cette vie où nous espérons
le bonheur que tu promets
et l’avènement de Jésus Christ,
notre Sauveur.

Bonne fin de carême à tous !
Liège, 26 mars 2020
Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

La Speranza en Italie

La Speranza en Italie ces jours-ci, c’est le ciel d’un bleu dépollué et provocant, c’est le soleil qui brille obstinément sur les rues désertes, et qui s’introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir familles.


La Speranza ce sont ces post-it anonymes par centaines qui ont commencé à couvrir les devantures fermées des magasins, pour encourager tous ces petits commerçants au futur sombre, à Bergame d’abord, puis, comme une onde d’espérance – virale elle aussi – en Lombardie, avant de gagner toute l’Italie : « Tutto andrà bene ❤ » (et comment ne pas penserà ces paroles de Jésus à Julienne de Norwich « …ma tutto sarà bene e tutto finirà bene »* ?),


La Speranza c’est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et la peur, et avance inexorablement, faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux.
La Speranza ce sont tous ces professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s’improviser créateurs et réinventer l’école, et se plient en huit pour affronter avec courage leurs cours à préparer, les leçons online et les corrections à distance, tout en préparant le déjeuner, avec deux ou trois enfants dans les pattes.

  La Speranza, tous ces jeunes, qui après les premiers jours d’inconscience et d’insouciance, d’euphorie pour des « vacances » inespérées, retrouvent le sens de la responsabilité, et dont on découvre qu’ils savent être graves et civiques quand il le faut, sans jamais perdre créativité et sens de l’humour : et voilà que chaque soir à 18h, il y aura un flashmob pour tous… un flashmob particulier.

                         Chacun chez soi, depuis sa fenêtre… et la ville entendra résonner l’hymne italien, depuis tous les foyers, puis les autres soirs une chanson populaire, chantée à l’unisson.              Parce que les moments graves unissent.
La Speranza, tous ces parents qui redoublent d’ingéniosité et de créativité pour inventer de nouveaux jeux à faire en famille, et ces initiatives de réserver des moments « mobile-free » pour tous, pour que les écrans ne volent pas aux foyers tout ce Kairos qui leur est offert.
La Speranza – après un premier temps d’explosion des instincts les plus primaires de survie (courses frénétiques au supermarché, ruée sur les masques et désinfectants, exode dans la nuit vers le sud…) – ce sont aussi les étudiants qui, au milieu de tout ça, ont gardé calme, responsabilité et civisme… qui ont eu le courage de rester à Milan, loin de leurs familles, pour protéger leurs régions plus vulnérables, la Calabre, la Sicile… mais surtout qui résistent encore à cet autre instinct primaire de condamner et de montrer du doigt pleins de rage ou
d’envie, ceux qui n’ont pas eu la force de se voir un mois isolés, loin de leur famille, et qui ont fui.                                                                                                                              La Speranza c’est ce policier qui, lors des contrôles des « auto-certificats » et tombant sur celui d’une infirmière qui enchaîne les tours et retourne au front, s’incline devant elle, ému : « Massimo rispetto ».
Et la Speranza bien sûr, elle est toute concentrée dans cette « camicia verde » des médecins et le dévouement de tout le personnel sanitaire, qui s’épuisent dans les hôpitaux débordés, et continuent le combat. Et tous de les considérer ces jours-ci comme les véritables « anges de la Patrie ».
Mais la Speranza c’est aussi une vie qui commence au milieu de la tourmente, ma petite sœur qui, en plein naufrage de la Bourse, met au monde un petit Noé à deux pays d’ici, tandis que tout le monde se replie dans son Arche, pour la « survie », non pas des espèces cette fois-ci, mais des plus vulnérables.
Et voilà la Speranza, par-dessus tout : ce sont ces pays riches et productifs, d’une Europe que l’on croyait si facilement disposée à se débarrasser de ses vieux, que l’on pensait cynique face à l’euthanasie des plus « précaires de la santé »… les voilà ces pays qui tout d’un coup défendent la vie, les plus fragiles, les moins productifs, les « encombrants » et lourds pour le système-roi, avec le fameux problème des retraites…
Et voilà notre économie à genoux. À genoux au chevet des plus vieux et des plus vulnérables.
Tout un pays qui s’arrête, pour eux…
Et en ce Carême particulier, un plan de route nouveau : traverser le désert, prier et redécouvrir la faim eucharistique. Vivre ce que vivent des milliers de chrétiens de par le monde.


Retrouver l’émerveillement. Sortir de nos routines…
Et dans ce brouillard total, naviguer à vue, réapprendre la confiance, la vraie. S’abandonner à la Providence.
Et apprendre à s’arrêter aussi. Car il fallait un minuscule virus, invisible, dérisoire, et qui nous rit au nez, pour freiner notre course folle.
Et au bout, l’espérance de Pâques, la victoire de la vie à la fin de ce long carême, qui sera aussi explosion d’étreintes retrouvées, de gestes d’affection et d’une communion longtemps espérée, après un long jeûne.
Et l’on pourra dire avec saint François « Loué sois-Tu, ô Seigneur, pour fratello Coronavirus,
qui nous a réappris l’humilité, la valeur de la vie et la communion ! ».
Courage, n’ayez pas peur : Moi j’ai vaincu le monde! (Jn 16, 33)


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* “Il peccato è inevitabile,
ma tutto sarà bene,
e ogni sorta di cose sarà bene.
[…] Dal momento che ho trasformato in bene il danno più grande, dovete dedurre che
trasformerò in bene qualsiasi altro male, che di quello è più piccolo”.
Giuliana di Norwich, Libro delle Rivelazioni

LE CARÊME : GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT SPIRITUELS

A l’occasion du Mercredi des Cendres et du début du Carême ce 26 février 2020, notre évêque, Mgr Jean-Pierre Delville, invite tous les chrétiens du diocèse de Liège à lire son message de Carême.

Message de carême, 25 février 2020

LE CARÊME : GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT SPIRITUELS

Chers Frères et Sœurs,

Préparons-nous à vivre intensément nos quarante jours de carême ! Découvrons le sens de ce temps de mise à l’épreuve ! Préparons-nous, par la conversion personnelle, à recevoir la nouvelle naissance que le Christ nous donne !

Quarante : un symbole étonnant

Voici quarante jours particuliers qui se présentent à nous : « carême » signifie « quarantième » (« quadragesima », en latin).

Quarante jours en mémoire des quarante jours passés par le Christ au désert (Mt 4,1-11).

Quarante jours en mémoire des quarante ans passés par le peuple d’Israël au désert, dans son exode de l’Égypte vers la Terre Promise (Ex 3,7-10).

Quarante jours comme les quarante semaines de grossesse d’une femme qui attend son enfant. Comme me l’expliquait un médecin, on parle de neuf mois pour une grossesse, mais en fait on devrait parler de dix mois lunaires ou de quarante semaines !

Anton Jauregui (unsplash.com)

Quarante semaines pour un accouchement ! Quarante jours pour une résurrection ! Ainsi le carême ressemble-t-il à une grossesse, et la résurrection à un accouchement. Il est un symbole étonnant ! Comme la grossesse, le carême est un moment qui met le corps à l’épreuve, un moment qui développe la vie, un moment qui construit des relations nouvelles, un moment qui débouche sur l’accouchement, sur la lumière, sur la résurrection. Ainsi, notre carême est-il ancré dans le microcosme (c’est-à-dire le corps humain).

L’accouchement spirituel

Et voici comment il est ancré dans le macrocosme (c’est-à-dire l’univers). Si une grossesse comprend dix lunes, le carême comprend une lune et demie. Il commence par une nuit sans lune, à proximité du mercredi des cendres, pour aboutir à la pleine lune de Pâques, autour du jeudi saint, jour de la Pâque juive. Le carême nous fait passer des ténèbres à la lumière. Il nous associe à la passion du Christ, à sa mort et à sa résurrection.

C’est le chemin qui est proposé aux catéchumènes qui se préparent au baptême. C’est pourquoi, en cette année liturgique A, on lit les grands récits de l’évangile de Jean relatant des rencontres de Jésus qui suscitent une résurrection : la Samaritaine, l’aveugle-né et Lazare. Dans notre Église, ces textes sont appliqués spécialement au cheminement des catéchumènes qui se préparent au baptême. Comme la Samaritaine, les catéchumènes sont appelés à vivre une conversion ; comme l’aveugle-né, ils sont appelés à vivre une illumination ; comme Lazare, ils sont appelés à vivre une résurrection. Ainsi les catéchumènes vivent-ils une grossesse et un accouchement spirituels.

La conversion ou la grossesse spirituelle

Vivre cette grossesse comme une gestation en vue d’un accouchement spirituel, c’est un chemin de conversion, c’est le chemin qui nous est proposé personnellement durant ce carême, pour aboutir à une nouvelle vie, une nouvelle naissance. À notre tour, nous sommes appelés à vivre une conversion de notre cœur et une résurrection dans notre vie. À tout âge, on peut se convertir ! Il n’est jamais trop tard. Le mercredi des cendres nous donne l’occasion de cette conversion. Il nous invite à nous convertir par la prière, par le jeûne et par le partage (Mt 6,1-6.16-18).

Prière, jeûne et partage

Quelle prière ? J’aimerais que, cette année, vous puissiez prier en écho à ma lettre pastorale : « Va vers le pays que je te montrerai ! » Méditez ce texte de la Bible (Gn 12,1). Il est un support à la communication de la foi. Je vous invite à me donner écho à cette lettre, en répondant aux questions qui y sont jointes. Vous pouvez aussi réagir en me communiquant un fait, un sentiment ou un projet en lien avec cette lettre et son invitation à la mission (secretariat.mgrdelville@evechedeliege.be). La prière vous donnera la joie de vous rapprocher de Dieu et de vos frères et sœurs.

Quel jeûne ? Un confirmand me demandait récemment : « Pendant le carême, on doit ‘manger maigre’ ; cela veut dire quoi : ‘manger maigre’ ? Je voudrais bien le faire ! » J’étais étonné de la question et j’ai essayé de bien y répondre, en recommandant l’abstinence le vendredi, en union avec les souffrances du Christ. Donc je recommande à tous l’abstinence et le jeûne le vendredi, en union avec le Christ qui a jeûné au désert. Je rappelle aux adultes l’obligation du jeûne le mercredi des cendres (26 février) et le vendredi saint (10 avril). C’est comme la démarche de la femme qui surveille son régime durant sa grossesse. En cette époque sensible à l’écologie, le jeûne prend une dimension nouvelle : celle du respect de la création et de la promotion de la sobriété de vie.

Quel partage ? Le partage est une façon concrète de créer la solidarité et l’amour du prochain dans notre vie. Cette année notre Carême de partage sera centré sur Haïti. La situation dans cette île est particulièrement pénible et difficile. Suite au tremblement de terre de 2010 le pays a été détruit et il ne s’est pas encore relevé de ses ruines. Entraide et Fraternité a repéré des projets de reconstruction de Haïti qui sont porteurs d’avenir et acteurs de solidarité. Ce sont ces projets-là que nous soutiendrons par nos collectes de carême. Ainsi nous ne serons plus centrés sur nous-mêmes, mais unis à toute l’humanité, dans une communion mystérieuse qui intègre la souffrance, la mort et la résurrection.

En ce carême, branchons notre cœur en Dieu et en nos frères et sœurs ; vivons une conversion, en communion avec les catéchumènes qui vont recevoir le baptême ; soyons prêts à recevoir la grâce de la résurrection du Christ dans chacune de nos vies, en priant pour le salut de toute l’humanité. Que cette gestation nous conduise à la résurrection !

Bon carême à tous !

† Jean-Pierre Delville, votre évêque

Qu’est-ce qu’un diacre ?

Qu’est-ce qu’un diacre?

Des personnes ont entendu parler du diaconat et des diacres, mais beaucoup ne savent pas toujours de quoi il s’agit. En effet, le diaconat a été longtemps ignoré et c’est en 1964 que le Concile Vatican II l’a restauré comme ministère permanent.

Le diacre est «auprès de l’évêque pour se consacrer à tout le peuple de Dieu, et prendre soin des malades et des pauvres» (Paul VI). Il n’est donc ni un «sous-prêtre», ni un «super laïc», mais un ministre ordonné appelé à vivre les trois dimensions de la diaconie en communion avec l’évêque dont il reçoit sa mission et en collaboration avec les pasteurs.

  • le service de la charité ;
  • le service de la parole ;
  • le service de la liturgie ;

Actuellement, les diacres permanents sont le plus souvent des hommes mariés, insérés dans le monde professionnel. Ils vivent leur ministère au contact des hommes et des femmes, auprès desquels ils témoignent de la présence attentive de l’Église. Souvent, leur engagement les conduit à rejoindre les plus pauvres, les malades, les marginaux.

Voici quelques réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet du diaconat permanent.

1. Qu’est-ce qu’un diacre ?
2. Pourquoi parle-t-on de diacre « permanent » ?
3. Quelle différence entre un laïc très engagé et un diacre ?
4. Le diacre ordonné reste-t-il laïc ?
5. Quelles différences entre le diacre et le prêtre ?
6. Un ministère spécifique ?
7. Finalement le diacre n’a plus de pouvoir qu’un laïc ?
8. Le diacre est-il rémunéré ?
9. Tout cela ne fait-il pas beaucoup pour un seul homme ?
10. Le diaconat permanent est-il une solution au manque de prêtres ?
11. Comment se situent-ils par rapport aux laïcs et aux assistants pastoraux ?
12. À quel âge peut-on être ordonné diacre ?
13. Le diacre peut-il être marié ?
14. Un diacre célibataire ou veuf peut-il être ordonné prêtre ?
15. Quel est le rôle de l’épouse du diacre ?
16. Certains métiers sont-ils incompatibles avec la fonction de diacre ?
17. Comment devient-on diacre ?
18. Quelles qualités sont exigées d’un futur diacre ?
19. Quel avenir pour le diaconat ?
20. J’ai d’autres questions…

Source : http://www.diacre.be/quest-ce-quun-diacre/

RÉTROSPECTIVE RELIGIEUSE – L’ANNÉE 2019 VUE PAR MGR DELVILLE

En l’an 2019, dans la sixième (et septième) année de l’épiscopat de Mgr Jean-Pierre Delville, l’Eglise de notre diocèse a fait preuve d’une belle vitalité. Nous avons rencontré l’évêque de Liège pour un bilan personnel.

Bataille des Ardennes – Saint Vith sous les bombes à Noël 1944

Il y a 75 ans, au moment où les chrétiens fêtaient l’Incarnation du Fils de Dieu, les habitants de la petite ville de Saint-Vith ont vécu l’enfer. Dans le cadre de la bataille des Ardennes, lors d’un bombardement intensif par les Alliés les 25 et 26 décembre, elle a été quasi rayée de la carte.

C’est le 16 décembre 1944 qu’a débuté ce qu’on a appelé plus tard la “bataille des Ardennes” ou “l’offensive Von Rundstedt”. On pense souvent que cette bataille était concentrée surtout sur la province du Luxembourg et notamment la ville de Bastogne, mais c’est oublier que notre province, et notamment le sud de la région germanophone, a souffert énormément de ce dernier sursaut de l’armée allemande.

Le 16 septembre 1944, Hitler charge un état-major restreint de préparer une offensive en Ardennes. Cette opération reçoit le nom de “Wacht am Rhein”, allusion à l’hymne “Garde au Rhin”. Objectif: franchir la Meuse au sud-ouest de Liège, couper les forces alliées du nord de leur ligne de communication et s’emparer d’Anvers, lieu stratégique par excellence.

Saint-Vith, carrefour stratégique

La ville de Saint-Vith était un carrefour vital situé à la frontière avec le Troisième Reich et le Luxembourg. Elle disposait d’une gare de triage et de réparation des chemins de fer et est également située à proximité de la trouée de Losheim, une vallée qui traverse les crêtes densément boisées de la forêt ardennaise, axe majeur de la contre-offensive allemande. Plusieurs divisions américaines sous le commandement du général Bruce C. Clarke sont assignées à la défense de la ville.

La contre-offensive allemande est contenue avec succès par les troupes américaines, ralentissant considérablement l’avancée allemande sur tout le front des Ardennes. Toutefois, le général Clarke abandonne la ville le 21 décembre et ses troupes sont redéployées plus à l’ouest pour mettre en échec les attaques allemandes.

Destruction totale

Le 23 décembre, leurs positions sont toutefois intenables et les Américains battent en retraite à l’ouest de la Salm. Les Alliés bombardent alors intensivement Saint-Vith le 25 et 26 décembre 1944. La ville a été détruite à 95 %.

Saint-Vith, ou ce qu’il en restait, est libérée définitivement le 23 janvier 1945 par la 2e division d’infanterie et la 30e division d’infanterie US. Des combats perdurent jusqu’au 1er février 1945, date à partir de laquelle les dernières troupes allemandes quittent Saint-Vith et battent en retraite. L’opération “Wacht am Rhein” s’est terminée par un échec et dès lors les Alliés pourront lancer leur campagne ultime qui mènera à la chute du Troisième Reich.

Ralph SCHMEDER

Source : https://www.evechedeliege.be/news/bataille-des-ardennes-saint-vith-sous-les-bombes-a-noel-1944/

 

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